| Type d'arme | Unité des Arts |
| Rareté | ★★★★★★ |
Avant de devenir Endfielder, je vivais dans un petit village. Enfin, ça ressemblait plutôt à un camp de fortune. Le STUT et le CCGT avaient pour projet de développer la région environnante. Cette zone était gérée conjointement par les deux organisations, et nous comptions toutes sortes de personnes dans nos rangs. Malgré le côté miteux des lieux, c'était un endroit animé et bruyant.
Je me souviens d'un soir où j'ai vu des Sarkaz grignoter leurs rations, accroupis devant la porte de ma cabane. C'étaient des membres de l'équipe du STUT, mais aucun d'entre eux ne portait de chemise. Leur corps trapu était exposé au vent. C'étaient des Sarkaz ordinaires, positifs à l'oripathie et capables de maîtriser les Arts. C'était mon peuple. Lorsqu'ils m'ont vu, ils m'ont souri, l'air un peu embarrassés, et se sont décalés pour que je puisse sortir de ma cabine.
Une autre équipe du STUT, vêtue de la même manière, faisait la fête autour d'un feu de joie non loin d'eux. Ils riaient, s'amusaient et mangeaient les mêmes rations. Ils dansaient autour du feu et chantaient des chansons de chez eux.
« Mangeaient les mêmes rations... »
J'espère que vous comprenez, superviseuse Perlica.
La vie de mon peuple a beaucoup changé. Mon grand-père, qui a vécu plus de deux cents ans, me racontait des histoires sur Kazdel. Les autres talosiens nous tolèrent peut-être plus que leurs ancêtres à l'époque où mon grand-père vivait sur Terra. Les gens n'ont plus peur de nos Arts, et l'oripathie n'est plus mortelle grâce aux efforts de nombreux scientifiques et chirurgiens. J'ai beaucoup d'amis d'autres races, et nous avons tous reçu la même éducation. Cependant, grâce à nos compétences innées pour les Arts et à notre puissante constitution, mon peuple et moi sommes devenus des travailleurs et des soldats indispensables pour lutter contre les Aggeloi et la Gangrène.
Les choses peuvent paraître équitables ; tous les équipiers et ouvriers se nourrissent des mêmes rations.
Mais mon peuple est livré à lui-même. Toutes les races s'amusaient autour de ce feu de joie. Toutes, sauf la nôtre.
Parfois, j'ai l'impression que les gens tolèrent les Sarkaz en oubliant que nous *sommes* des Sarkaz. Est-ce une conception forcée de l'égalité, fondée sur l'exclusion et la négligence délibérées des différences qui séparent nos histoires, nos cultures et nos langues ?
En comparaison avec l'injustice terranne que nous avons subie, la condition talosienne est une grande amélioration. À l'époque de mon grand-père, mon peuple aurait considéré ce que je dis comme le délire paranoïaque et les revendications irréalistes d'un enfant gâté et insatiable.
Mais je me pose une question : qui peut protéger l'intégrité et les valeurs des Sarkaz ? Mon peuple n'obtiendra pas le respect si les choses se poursuivent ainsi. Au lieu de cela, nous pourrions devenir une espèce domestiquée qui servirait les intérêts des autres. Je n'ignore évidemment pas l'existence de Seš'qa, mais je ne peux me résoudre à soutenir sans réserve la voie qu'elle a choisie.
J'ai décidé de devenir Endfielder parce que je pense qu'Endfield n'est pas comme cet endroit. C'est une véritable joie d'avoir gagné l'approbation de mes camarades Endfielders. Je n'oublierai jamais les moments passés avec les Cherche-chant du circuit, ni les mots gentils prononcés par Martin Marvin Malen à mon égard. Mais j'ai des rêves, Endministrator et superviseuse Perlica. J'ai ma propre vision pour les Sarkaz.
Je refuse donc de devenir opérateur d'élite.
Il est trop tôt pour ça.